Nous avions présenté le 9 mars 2019 notre combat pour l’extension du Pôle d’Enseignement pour Jeunes Sourds
(PEJS) de la maternelle au lycée (voir les articles ici). Nous n’avons pas énormément
communiqué là-dessus mais nous avons néanmoins multiplié les rendez-vous
et réunions de travail avec l’Education Nationale et plus précisément
les Inspecteurs ASH du rectorat de Rouen en charge du dossier. C’est donc avec un grand plaisir que nous vous annonçons qu’après deux années et demie, notre combat est en passe d’être gagné.
En effet, une classe estampillée PEJS ouvrira ses portes dès la prochaine rentrée scolaire en maternelle dans le centre-ville de Rouen (l’école Catherine GRAINDOR, située à proximité du théâtre des Beaux-Arts et de la gare routière).
La plupart de nos revendications ont été prises en compte:
la classe sera mixte, avec des enfants sourds et entendants. L’effectif
sera limité à 15 élèves avec un triple niveau. L’enseignante assignée à
cette classe est une enseignante spécialisée maîtrisant la LSF avec une
expérience auprès des enfants sourds.
Il sera possible de conserver une notification SESSAD auprès de la MDPH
si vous désirez que votre enfant bénéficie de prises en charge adaptées
(orthophonie, psychomotricité, psychologue etc.) même si le curseur sera
avant tout placé sur l’enseignement pour maximiser les chances de
réussite scolaire.
Certes, pour la rentrée scolaire 2021-2022, notre désir de filière
complète de la maternelle au lycée ne sera toujours pas atteint du fait
de l’absence du PEJS en élémentaire. Un manque qui sera comblé l’année
suivante. Pour la pleine réussite de notre combat, nous avons grandement
besoin de vous. Car ce combat est surtout le vôtre, l’existence d’un
PEJS dès la maternelle vous offre un choix supplémentaire dans la
scolarisation de vos enfants. Il est donc important que vous, en tant
que parents, soyez au courant de son existence.
Il est important de rappeler que ce PEJS ne concerne pas uniquement les enfants sourds car les enfants CODA (Child Of Deaf Adult, enfants entendants de parents sourds) peuvent également être concernés.
Cela pour qu’ils puissent bénéficier du bain de langage quotidien dans
la langue maternelle de leurs parents. Si vous avez besoin de plus
d’informations, n’hésitez pas à nous contacter, c’est avec plaisir que
nous vous répondrons !
Enfin, nous souhaitons souligner et remercier l’investissement de l’éducation nationale dans ce projet de développement du PEJS.
Blog de l'Association des Parents d'Enfants Déficients Auditifs de Haute Normandie. Ce blog est destiné à vous informer sur la vie de l'association, et nous permettra de vous relayer les informations que nous recevons.
Affichage des articles dont le libellé est éducation. Afficher tous les articles
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dimanche 20 juin 2021
Ouverture du PEJS !
vendredi 15 mars 2019
Comte rendu de la réunion/débat du 9 mars
La réunion/débat que nous avons organisée samedi dernier (voir ici)
a rencontré un franc succès:
de 40 à 50 participants, sont venus échanger.
Il y a longtemps que nous n’avions pas eu autant de participants, parents, sourds et professionnels , avec un bel horizon des solutions dans l’ex Haute Normandie, certaines personnes venant de l'Eure et même du Havre.
Après un mot de bienvenue du président, Sebastien Kramm, Cécile Sellier, membre de l'APEDAHN, a présenté l'objet de la réunion, à savoir faire un état des lieux de la situation de la prise en charge scolaire des enfants sourds dans la région, et discuter de la mise en place d'un PEJS au niveau local (voir ici pour le texte réglementaire).
Sa présentation a rappelé qu'il n'y a que deux PEJS "complets" pour l'instant en France, à Lyon et à Toulouse. Elle a présenté une synthèse des points clés du texte.
De nombreux témoignages de parents mais aussi de professionnels, dont les coordinatrices du PEJS collège (Lecanuet) et du PEJS lycée (Marcel Sembat) sont venux ensuite montrer la réalité du besoin: la situation n'est clairement pas satisfaisante, de nombreuses familles ont relaté des difficultés dans la prise en charge et la scolarisation de leur enfant, pénalisant leur scolarité future.
Les coordinatrices du PEJS collège et lycée nous ont expliqué le fonctionnement des PEJS de chaque établissement. Malgré leur évidente bone volonté, des difficultés apparaissent à chaque rentrée:
Ces coordinatrices font chaque année une sensibilisation au lycée Marcel Sembat pour les professeurs et les AESH volontaires de l'académie, qui a pour objectif d'expliquer les aménagements et la spécificité du public sourd. Un après midi est consacré à l'initiation à la LSF.
Mme Blondel, enseignante spécialisée, nous a aussi relaté les difficultés rencontrées lors de la création du PASS il y a quelques années : la classe (de type ULIS) a finalement fermé par absence de candidats.
Mme Ozouf de Liesse (service d'interprétariat) a relaté les difficultés que les interprètes de Liesse rencontrent dans leur pratique: comme le budget alloué est limité, il arrive que des enfants rencontrent les interprètes uniquement au moment d'un examen (brevet ou autre). Or certains enfants signants ont une langue des signes très partielle, rendant l'expérience difficile pour les deux: l'interprète peut avoir du mal à comprendre l'élève, et elle n'est pas sure que son message soit compris. Un partenariat formel établi avec le rectorat aurait pu sécuriser ces prestations, à la fois pour les interprètes et pour les élèves, mais le rectorat n'a jamais voulu s'engager.
Enfin, il a été rappelé que le texte sur les PEJS prévoit explicitement la coopération avec les associations locales et nationales représentatives. Il semble donc crucial que nous nous saisissions de cette opportunité pour réclamer aux institutions la mise en place d'un PEJS complet, avec des moyens adaptés. Par ailleurs, au niveau local, il semble que le nouvel inspecteur ayant en charge le PEJS souhaite faire le point sur son fonctionnement et les moyens alloués, avec l’appui des EMS.
La réunion s'est terminée en présentant le projet de lettre ouverte formulant cette demande. Elle sera adressé à tous les interlocuteurs concernés, en énumérant nos revendications, pour le meilleur accompagnement possible pour nos enfants.
Après un mot de bienvenue du président, Sebastien Kramm, Cécile Sellier, membre de l'APEDAHN, a présenté l'objet de la réunion, à savoir faire un état des lieux de la situation de la prise en charge scolaire des enfants sourds dans la région, et discuter de la mise en place d'un PEJS au niveau local (voir ici pour le texte réglementaire).
Sa présentation a rappelé qu'il n'y a que deux PEJS "complets" pour l'instant en France, à Lyon et à Toulouse. Elle a présenté une synthèse des points clés du texte.
De nombreux témoignages de parents mais aussi de professionnels, dont les coordinatrices du PEJS collège (Lecanuet) et du PEJS lycée (Marcel Sembat) sont venux ensuite montrer la réalité du besoin: la situation n'est clairement pas satisfaisante, de nombreuses familles ont relaté des difficultés dans la prise en charge et la scolarisation de leur enfant, pénalisant leur scolarité future.
Les coordinatrices du PEJS collège et lycée nous ont expliqué le fonctionnement des PEJS de chaque établissement. Malgré leur évidente bone volonté, des difficultés apparaissent à chaque rentrée:
- les heures d'interpretariat, nécessaires sont à négocier à chaque rentrée (18h cette année, ce qui est trop peu);
- la formation des AESH en LSF est faite sur leur temps libre;
- la formation du personnel en LSF sur leur temps libre et à leur frais, sachant que la maitrise de la LSF requiert un réel investissement sur plusieurs années;
- enfin, les postes d'AESH formés au public sourd ne sont pas pérennisés.
Ces coordinatrices font chaque année une sensibilisation au lycée Marcel Sembat pour les professeurs et les AESH volontaires de l'académie, qui a pour objectif d'expliquer les aménagements et la spécificité du public sourd. Un après midi est consacré à l'initiation à la LSF.
Mme Blondel, enseignante spécialisée, nous a aussi relaté les difficultés rencontrées lors de la création du PASS il y a quelques années : la classe (de type ULIS) a finalement fermé par absence de candidats.
Mme Ozouf de Liesse (service d'interprétariat) a relaté les difficultés que les interprètes de Liesse rencontrent dans leur pratique: comme le budget alloué est limité, il arrive que des enfants rencontrent les interprètes uniquement au moment d'un examen (brevet ou autre). Or certains enfants signants ont une langue des signes très partielle, rendant l'expérience difficile pour les deux: l'interprète peut avoir du mal à comprendre l'élève, et elle n'est pas sure que son message soit compris. Un partenariat formel établi avec le rectorat aurait pu sécuriser ces prestations, à la fois pour les interprètes et pour les élèves, mais le rectorat n'a jamais voulu s'engager.
Enfin, il a été rappelé que le texte sur les PEJS prévoit explicitement la coopération avec les associations locales et nationales représentatives. Il semble donc crucial que nous nous saisissions de cette opportunité pour réclamer aux institutions la mise en place d'un PEJS complet, avec des moyens adaptés. Par ailleurs, au niveau local, il semble que le nouvel inspecteur ayant en charge le PEJS souhaite faire le point sur son fonctionnement et les moyens alloués, avec l’appui des EMS.
La réunion s'est terminée en présentant le projet de lettre ouverte formulant cette demande. Elle sera adressé à tous les interlocuteurs concernés, en énumérant nos revendications, pour le meilleur accompagnement possible pour nos enfants.
mardi 21 octobre 2014
Parcours d'une jeune femme sourde
Dans Paris Normandie daté du samedi 18 octobre, un article sur une jeune femme sourde qui a réussi un parcours exemplaire, puisqu'elle est actuellement en 5ème année de médecine.
C'est aussi l'occasion de tirer un coup de chapeau à l'association HandiSup, qui fait un travail remarquable en Haute-Normandie.
(Cliquer sur l'image pour l'article en plus grande résolution)
C'est aussi l'occasion de tirer un coup de chapeau à l'association HandiSup, qui fait un travail remarquable en Haute-Normandie.
jeudi 6 septembre 2012
Article CRA Paris Normandie
Un article paru mercredi 5 septembre dans Paris Normandie, sur la rentrée des enfants au CRA (centre Beethoven).
mardi 17 avril 2012
Compte rendu journée éducation précoce
Notre journée d'information s'est déroulée samedi dernier à la Maison de l'Université, à Mt St Aignan. Une soixantaine de personnes ont assistés aux présentations, dans une ambiance studieuse. De multiples thèmes ont été abordés.
Premier intervenant, le Dr. Lerosey a présenté les principaux point clés de la surdité de l'enfant, origines, méthodes de diagnostic et prise en charge. Il a rappelé que l'implant cochléaire n'est pas une indication dans tous les cas de surdité, et qu'il s'agit avant tout de respecter le choix familial. Il a aussi mis en évidence l'importance du dépistage précoce, indépendamment des futurs choix familiaux de mode de communication.
Ensuite Mmes Obstoy et Richard, respectivement responsable médical et psychologue au centre Beethoven ont présenté la prise en charge familiale telle qu'elle est pratiquée au centre Beethoven de Rouen.
Michel Pons a ensuite présenté les recommandations de la Haute Autorité de Santé, et on a pas manqué de remarquer que ces recommandations impliquaient des moyens, qui souvent ne sont pas disponibles en pratique.
Après une courte pause destinée à permettre à l'assistance de souffler un peu et d'échanger de façon plus informelle, Marion Blondel, linguiste chargée de recherche au CNRS à présenté une partie de ses travaux sur l'acquisition d'une langue des signes par le petit enfant, en comparant l'acquisition progressive des signes à l'acquisition d'une langue orale.
Anne Laure Orenge, représente régionale de l'ALPC a ensuite expliqué ce qu'est le LPC (Langue française Parlée Complétée) et comment l'utiliser au quotidien. Elle a également présenté son expérience personnelle de maman ayant fait le choix d'une éducation oraliste .
Enfin, Fréderick Müller a terminé l'après midi en présentant son experience de "papa multimodal" de deux jeunes filles sourdes, majoritairement signante pour l'une et signante / oralisante pour l'autre.
Nous tenons à remercier chaleureusement tous les intervenants qui se sont succedés tout au long de l'après midi. Et une mention spéciale pour les interprètes de Liesse, qui n'étaient que deux et qui ont assurés sans discontinuer de 14h à 18h !
Nous espérons que cette après midi a répondu à vos attentes, n'hésitez pas à nous envoyer vos impressions, bonnes ou mauvaises, en commentaires.
En complément, on pourra trouver sur le site de la Haute Autorité de Santé des vidéos avec traduction LSF présentant différentes approches pour le petit enfant sourd.
Premier intervenant, le Dr. Lerosey a présenté les principaux point clés de la surdité de l'enfant, origines, méthodes de diagnostic et prise en charge. Il a rappelé que l'implant cochléaire n'est pas une indication dans tous les cas de surdité, et qu'il s'agit avant tout de respecter le choix familial. Il a aussi mis en évidence l'importance du dépistage précoce, indépendamment des futurs choix familiaux de mode de communication.
Ensuite Mmes Obstoy et Richard, respectivement responsable médical et psychologue au centre Beethoven ont présenté la prise en charge familiale telle qu'elle est pratiquée au centre Beethoven de Rouen.
Michel Pons a ensuite présenté les recommandations de la Haute Autorité de Santé, et on a pas manqué de remarquer que ces recommandations impliquaient des moyens, qui souvent ne sont pas disponibles en pratique.
Après une courte pause destinée à permettre à l'assistance de souffler un peu et d'échanger de façon plus informelle, Marion Blondel, linguiste chargée de recherche au CNRS à présenté une partie de ses travaux sur l'acquisition d'une langue des signes par le petit enfant, en comparant l'acquisition progressive des signes à l'acquisition d'une langue orale.
Anne Laure Orenge, représente régionale de l'ALPC a ensuite expliqué ce qu'est le LPC (Langue française Parlée Complétée) et comment l'utiliser au quotidien. Elle a également présenté son expérience personnelle de maman ayant fait le choix d'une éducation oraliste .
Enfin, Fréderick Müller a terminé l'après midi en présentant son experience de "papa multimodal" de deux jeunes filles sourdes, majoritairement signante pour l'une et signante / oralisante pour l'autre.
Nous tenons à remercier chaleureusement tous les intervenants qui se sont succedés tout au long de l'après midi. Et une mention spéciale pour les interprètes de Liesse, qui n'étaient que deux et qui ont assurés sans discontinuer de 14h à 18h !
Nous espérons que cette après midi a répondu à vos attentes, n'hésitez pas à nous envoyer vos impressions, bonnes ou mauvaises, en commentaires.
En complément, on pourra trouver sur le site de la Haute Autorité de Santé des vidéos avec traduction LSF présentant différentes approches pour le petit enfant sourd.
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